Géopolitique des femmes africaines Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, RDC, Nigeria, Somalie

En 2022, elles ont été 41 540 femmes dont 19 305 femmes africaines à effectuer une demande d’asile, ce qui représente plus de 35% du total des demandes émanant de ressortissants du continent africain. Majoritaires dans leur pays d’origine et définies comme les égales des hommes par la plupart des constitutions, la réalité est toutefois bien autre pour des raisons sociétales, religieuses, juridiques et sécuritaires. Parce qu’elles sont nées femme, elles font l’objet de violences et de traitements spécifiques au nombre desquels les violences sexuelles et les violences politiques, toutes déclinées sous de multiples facettes. Oser parler, être entendu et avoir accès à des recours ou des aides dans le pays d’origine est un parcours semé d’embuches. La sensibilisation des communautés les plus vulnérables fait défaut, la formation des personnes à même de recueillir les témoignages et les dispositifs d’aide manquent, le poids des traditions freine la parole. Et quand les femmes passent de victimes à auteures de violence, parmi les plus extrêmes pour certaines d’entre elles, les stéréotypes identitaires et de genre sont mis à mal.

Objectif de la formation

Les participant/es seront en capacités d’enrichir leur accompagnement avec des éléments d’information géopolitiques fiables et pertinents

Objectifs opérationnels
  • Comprendre l’articulation des droits et de la religion et son impact pour les femmes
  • Identifier le rôle et la place des femmes
  • Mesurer l’impact des violences politiques contre les femmes
  • Cerner la réalité des différentes violences socio-culturelles contre les femmes
Contenu

La formation est organisée autour de panoramas comparatifs, d’éléments de géopolitique interne propres à chaque pays et exacerbant la vulnérabilité des femmes ainsi que d’une exploration d’au moins un sujet spécifique par pays – tels que la problématique des enfants sorciers, les mutilations sexuelles, le phénomène prostitutionnel, etc. Bien que centrée sur les six principaux pays d’origine des femmes africaines sollicitant l’asile, cette formation est flexible et peut intégrer d’autres pays africains si nécessaire, tout en ne dépassant pas un total de cinq à six pays pour deux journées de formation.

  • Repères et contexte sociétal
  • Typologie des violences
  • Régimes matrimoniaux
  • Eléments de géopolitique internes
  • Violences socio-culturelles
  • Répartition de l’espace (optionnel et selon le nombre de pays traités)

Dates en inter : 19 et 20 novembre 2024

Durée : 2 jours

Public : Toute personne accompagnant des femmes originaires de ces pays.

Prérequis : Aucun